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À Shanghai, système D et entraide pour survivre au confinement

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Voilà plus deux semaines que Shanghai est sous cloche et Omicron court docket toujours en Chine. 27 719 nouveaux cas de contamination sont rapportés dans la capitale économique chinoise, où la majorité des 25 hundreds of thousands d’habitants ne peuvent toujours pas sortir, même pour s’acheter à manger. 

De notre correspondant à Pékin, avec Louise Could 

Melle Zhao est consciente d’avoir eu de la likelihood. Cette Shanghaienne de 29 ans est enfermée chez elle depuis 14 jours. Elle habite dans le district de Putuo situé à l’ouest de la rivière Huangpu qui traverse la ville. Contrairement aux habitants de la rive est, confinés sans préavis, elle a eu le temps de se préparer à cette assignation à résidence pour trigger de résurgence Covid. Sauf qu’on lui avait dit que cela allait durer… cinq jours. 

Pommes contre verres de soda 

« On a eu que deux ravitaillements en douze jours, confie à RFI la jeune femme qui travaille dans le secteur culturel. Une fois, c’était du chou chinois et une cuisse de canard, l’autre, c’était trois paquets de raviolis ! » Du canard et des raviolis, de quoi se plaint-on feignent de s’interroger les mauvaises langues sur le réseau weibo, accusant les Shanghaiens de se plaindre tout le temps, en particulier à l’heure des repas. Sauf que ce ravitaillement par le comité de quartier est largement insuffisant. Les habitants ont dû s’organiser pour trouver de quoi manger, rapporte le journal Caixin.


L’union fait la drive ! Melle Zhao et ses voisins ont monté un groupe sur la messagerie WeChat pour commander des vivres à l’extérieur « On a commencé les achats groupés le 7 ou le 8 avril dernier, se souvient la jeune femme. Automotive on s’est vite rendu compte qu’autrement, ce n’était plus potential de se faire livrer. Le principe est easy : si vous avez besoin de quelque selected, vous le dites dans le groupe et chacun ajoute ‘+ 1’. Et dès qu’on est 30 à vouloir acheter des légumes, on appelle le marchand ! C’est la seule answer, sinon on peut aussi s’échanger des choses entre voisins. L’autre jour, j’ai troqué deux pommes contre deux verres de coca avec un gars de mon étage ».   

Achats groupés et manque de livreurs 

Les Shanghaiens font la même selected que les Wuhanais ou les habitants d’autres villes confinées en Chine depuis le début de la pandémie. Pourquoi des achats groupés ? Parce qu’il est difficile de passer commande. « Les commandes ne se font qu’à six heures du matin, mais tu peux essayer tous les websites d’achat possibles : soit ils manquent de shares, soit il n’y a pas assez de livreurs », explique un jeune vidéaste shanghaien à Mediapart. À chaque fois que le virus revient, les chaînes logistiques sont les premières à souffrir et c’est particulièrement vrai à Shanghai. Les épiciers en ligne ne vendent que de manière groupée, automotive le vrai problème de ce confinement, c’est d’abord le manque de livreurs : « Au début du confinement, la ville de Shanghai a suspendu les companies de livraisons poursuit Melle Zhao. Je me souviens qu’à Wuhan, les approvisionnements arrivaient de Pékin, de Shanghai, de Changsha. Mais ici, ils ont coupé le robinet et les citoyens ne peuvent plus acheter de nourriture. Et quand on peut le faire, ça coûte très cher ! L’autre fois, nous avons passé une commande groupée. Le livreur nous a demandé 2 000 yuans pour l’apporter. » 

Colère face aux pénuries alimentaires 

Près de 300 euros… cela fait cher la livraison, même collective. On n’est pas au supermarché, les denrées arrivent souvent brutes, sans emballages. Le partage se fait dans le corridor de l’immeuble. « On va chercher le riz dans des bassines dans le corridor de la résidence », raconte un internaute. Un autre affirme avoir acheté de la ciboulette dans un pot de fleur pour 1 200 yuans (170 euros). Sur les messageries, les conseils pour faire pousser les légumes à la maison fleurissent, mais cela risque de prendre du temps.


Le mécontentement envahit les réseaux. Certains craquent, comme cet homme criant qu’il ne sait pas quoi manger, ni boire, dans la cour de sa résidence le 6 avril dernier. La première semaine d’avril a été l’une des plus difficiles pour les confinés, notamment sur la rive est. Automotive si les achats groupés ont plus ou moins fonctionné pour les grands ensembles, pour les bâtiments de quelques étages ou isolés, c’est plus compliqué. D’autant que beaucoup se sont laissés surprendre. Les pré-confinements de la mégalopole, début mars, ont laissé croire que tout allait bien et de nombreux foyers se sont retrouvés sans réserves suffisantes, quand la ville a été submergée par la obscure Omicron.  

Préparer le congélateur 

Pour relâcher un peu la pression, lundi 11 avril, les autorités ont légèrement soulever le couvercle en annonçant un allègement du confinement dans certains districts. Des épiciers en ligne, comme Jindong et Meituan, ont également promis de redoubler d’efforts pour accélérer le ravitaillement. Les résidences concernées par les allègements n’ont pas enregistré de nouveaux cas de Covid dans les 14 jours, mais les difficultés à se faire livrer pour les autres n’ont pas pour autant disparu. Certains n’hésitent pas le faire savoir, comme lors de cette récente visite d’une résidence par responsables locaux. Le message, toujours le même, est adressé aux costumes cravates en contrebas, depuis les fenêtres des excursions : « nous avons du mal à commander à manger ! »   


Pour ne pas se laisser surprendre, certains prennent les devants. Le hashtag « faire ses programs à Shanghai » est toujours censuré, rappelle le web site WhatsOnWeibomais d’autres ont pu rester en ligne quelques jours. Le sujet « qu’est-ce que je dois préparer en cas de confinement » a attiré plus de 41 hundreds of thousands de vues, rapporte le South China Morning Publish, alors que les rayons alimentaires étaient pris d’assaut dans des villes encore préservées par la flambée épidémique. Les vendeurs de congélateurs se frottent les mains. L’software WeChat a été envahie ces derniers par les photographs de frigos plein à craquer. 

Ne pas gâcher la vie des voisins 

Pour les Shanghaiens, c’est trop tard ! Il faut prendre son mal en endurance, concède Melle Zhao, un rien pessimiste sur l’problem prochaine de cette nouvelle crise épidémique : « Même si votre confinement est levé, dit-elle, vous ne pouvez aller nulle half ! Si vous sortez et que vous êtes positif, vous gâchez la vie de tous vos voisins et personne ne veut cela », poursuit la jeune Shanghaienne, copie écran de la carte sanitaire à l’appui. Sur l’écran de son téléphone, une mer de factors rouges représentants les lieux où sont passés des personnes contaminées dans son quartier.   

Carte des infections.
Carte des infections. © RFI

Melle Zhao s’inquiète pour une amie qui ne peut pas sortir de chez elle : « Mon amie souffre de dépression, elle a arrêté de prendre son traitement, automotive elle n’a plus de médicaments. Toutes les pharmacies sont fermées et il n’y a pas de livraison non plus. Mais ça devrait aller mieux, certaines zones sont désormais déconfinées. » Comme beaucoup à Shanghai, Melle Zhao espère qu’Omicron finira par reculer.

Les autorités sanitaires ont pour l’prompt décidé de poursuivre la stratégie du « zéro covid », de confinement strict des cas positifs. Une stratégie qui a permis d’éviter de nombreux décès liés à la pneumonie virale en Chine, mais avec de nombreux dommages collatéraux pour l’économie et la santé. Les personnes diabétiques ou souffrant de maladie mentale sont les premières victimes du manque de soins en raison de l’isolement des hôpitaux affirmaient récemment des médecins Shanghai, ressortant une étude réalisée sur les trois premiers mois de la pandémie à Wuhan



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