Science & Tech

face à la hausse des produits de base, les industriels autorisés à «s’adapter»

Publié le :

Les prix alimentaires et de l’énergie, dont la hausse a été exacerbée par la guerre en Ukraine, pourraient rester élevés jusqu’en 2024, estime la Banque mondiale. Selon l’establishment, il s’agit du plus grand choc sur les produits de base que nous ayons connu depuis les années 1970 et l’huile de tournesol est fortement touchée. Face à cette pénurie, la France autorise pour six mois les industriels à remplacer l’huile de tournesol dans leurs produits sans modifier les emballages. 

L’huile de tournesol est très majoritairement exportée de Russie et d’Ukraine. Et pour faire face à cette pénurie liée à la guerre, les industriels auront des règles à respecter en France pour ne pas tromper le consommateur. 

Camille Dorioz de l’ONG Foodwatch France, demande aux distributeurs d’aller plus loin pour éviter le casse-tête dans les rayons : « En termes de règles au niveau des informations qu’il va y avoir, quand vous avez un allergène qui va être ajouté et qui n’est pas signalé, là, vous avez un sticker qui est ajouté immédiatement automotive il n’y a pas à tergiverser avec la santé des consommateurs. L’autre, c’est que quand il y aura des allégations comme des emballages avec marqué “sans huile de palme” dessus qui ne sont plus vrais parce qu’il y aura de l’huile de palme à l’intérieur du produit, là aussi, on aura des obligations de mettre des stickers pour prévenir le consommateur que l’allégation n’est plus vraie. »

À lire aussi : Le marché mondial des huiles alimentaires chamboulé par la guerre en Ukraine

Permettre aux consommateurs un accès easy à l’data

Mais il y a également tout le reste des produits sur lesquels il va y avoir des changements, insiste l’ONG Foodwatch France. Et sur ces produits, il n’y a pas d’obligation d’affichage directement sur le produit. Pour trouver directement les informations, le consommateur va devoir aller sur le website web de la répression des fraudes pour aller chercher dans la liste si le produit est présent ou non dedans. 

« On sait tous que l’on ne fait pas ses programs en étant sur le website web de la répression des fraudes, c’est pour ça que l’on demande aux distributeurs de permettre aux consommateurs d’accéder à cette information-là plus simplement, directement sur les rayons, en tout cas en magasin, parce que tout le monde n’a pas un smartphone, parce que tout le monde n’a pas accès à web, mais que tout le monde doit avoir par contre accès à cette data », estime Camille Dorioz. 

À lire aussi : Covid, Ukraine, inflation: en France, la solidarité alimentaire à l’épreuve des crises

Supply hyperlink

Leave a Reply

Your email address will not be published.