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La COP15 Biodiversité est-elle déjà en train de s’embourber?

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Les enjeux de la COP Biodiversité sont importants : les États devront définir une stratégie pour enrayer, d’ici 2030, l’extinction de masse des espèces vivantes sur la planète. Après une pause forcée de deux ans due à la pandémie de Covid-19, les négociations avaient repris du 14 au 29 mars. Mais des factors de blocage se font sentir.  

On connaît bien la COP (Conférence des events) sur le Climat, un événement mondial où les pays membres de l’ONU se réunissent chaque pour tenter de coordonner la lutte contre le changement climatique. Mais il existe aussi la COP Biodiversité. 

Relancer la machine

Cette année en Chine doit avoir lieu sa 15e édition, du 25 avril au 8 mai 2022, après un sommet virtuel qui a eu lieu en octobre 2021. Sébastien Treyer, directeur de l’Institut du développement sturdy et des relations internationales (IDDRI), considère que cette COP est primordiale : « On assiste aujourd’hui à une dégradation très rapide de la biodiversité, c’est-à-dire nos écosystèmes, nos espèces, mais aussi de la diversité génétique. On s’était fixé en 2010 des objectifs très ambitieux pour 2020, qui n’ont pas été tenus, on n’a pas réussi à trouver les moyens d’arrêter la dégradation de la biodiversité. C’est pour ça que c’est extrêmement vital que cette COP15 se redonne une ambition pour la décennie qui vient. » 

Déjà des blocages

Depuis le 14 mars, les pays négociaient pour tenter d’aboutir à un accord, afin de l’adopter lors de la COP15. Mais des controverses apparaissent déjà. « On pensait pouvoir dire que les États seraient au moins tous d’accord de se donner un objectif de protéger 30% des surfaces de la planète, en aire protégée et en fait même ça a été un peu remis en trigger. Il y a d’autres factors extrêmement controversés sur les montants qui vont être mis à disposition des pays, notamment des pays du Sud pour pouvoir protéger la biodiversité, et donc à la fois les montants et les mécanismes de financement sont des factors de désaccord particulièrement importants. »; s’inquiète Sébastien Treyer. 

Le however est également de tenter de rendre les engagements concrets sur le terrain : « Et puis pour la première fois on a commencé à discuter de la manière dont ces engagements internationaux vont se traduire, vont avoir un peu de drive sur le terrain, dans les politiques nationales de chacun des pays et donc ça aussi c’est un level qui est devenu un level de désaccord mais heureusement parce que auparavant on n’en parlait même pas. »

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