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Laurent Gbagbo se rend à Duékoué pour une «visite de compassion»

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La ville de la Côte d’Ivoire reçoit ce vendredi l’ancien chef de l’état ivoirien, onze ans après les violences de la crise postélectorale de 2010-2011. Durant la guerre civile opposant les forces loyalistes du régime et les forces républicaines pro-Ouattara à l’époque, les régions de l’ouest ivoirien ont particulièrement été marquées par les tueries, avec au moins 1 000 morts selon les Nations unies. Plus touchée que les autres localités par le conflit, la ville de Duékoué est devenue le symbole de ces violences, où entre 500 et 800 personnes ont perdu la vie. 

Avec notre envoyé spécial à Duékoué, Sidy Yansané

Au moins 500 morts selon l’ONU, plus de 800 d’après le Comité worldwide de La Croix-Rouge. Quel que soit le décompte, Duékoué reste profondément marquée par les violences de la crise postélectorale.

C’est le 29 mars 2011 que la ville tombe sous l’offensive des Forces républicaines de Côte d’Ivoire, soutenant l’actuel président Alassane Ouattara. Après les affrontements contre les éléments de son rival d’alors Laurent Gbagbo, le bilan macabre fait état d’au moins 817 tués pour cette seule journée, d’après le CICR. 

Les victimes sont essentiellement points de l’ethnie guéré, considérée comme pro-Gbagbo. Depuis, chaque camp se renvoie la balle de la responsabilité de ces morts, accusant tour à tour les soldats de Ouattara, des miliciens de Gbagbo et des mercenaires venus du Liberia voisin.

La visite de l’ex-chef d’Etat à Duékoué remue des souvenirs douloureux dans le pays. Ses détracteurs lui reprochent de réveiller de vieux démons de nature à remettre en trigger le processus de réconciliation nationale. Pour sa half, le porte-parole de Laurent Gbagbo parle d’une « visite de compassion (…) sans considération politique », et rendre hommage aux victimes. 

En début de semaine, la pressure était monté d’un cran entre les forces de l’ordre et des jeunes du quartier Carrefour, après l’inauguration d’une stèle commémorative, accompagnée d’une plaque évoquant « un génocide » de « la France, de l’ONU et des rebelles ». Une plaque retirée depuis.

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