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le président Pedro Castillo échappe à la destitution mais des proches poursuivis

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Lundi 28 mars, au huitième mois de son gouvernement, le président péruvien Pedro Castillo a échappé à une tentative de destitution. L’opposition de droite souhaitait le démettre de ses fonctions, l’accusant d’ « incapacité morale ».  Derrière cette procédure avortée, il y a notamment des accusations de corruption qui risquent de poursuivre le chef de l’État.  Plusieurs de ses proches ont été arrêtés ou sont poursuivis depuis ce lundi.

Pedro Castillo est soupçonné d’être intervenu dans l’attribution irrégulière d’un appel d’offres d’un million de {dollars} pour la building d’un pont. Au centre de l’affaire, il y a les liens du président péruvien avec une lobbyiste, qui l’aurait contacté, voire rencontré à plusieurs reprises avant la prise de décision. Cette dernière l’accuse de demander des pots-de-vin à des entreprises en échange de contrats publics.

Lundi, la procureure anti-corruption a délivré des mandats d’arrêts contre 11 suspects. Seuls trois ont été arrêtés : deux hommes d’affaires et un ancien fonctionnaire. Huit autres sont en fuite, selon le journal El Comercio, parmi lesquels l’ancien secrétaire général du bureau présidentiel et deux neveux du président Castillo.

Le chef de l’État s’est défendu devant le Congrès lundi 28 mars. Il a déclaré qu’il n’y avait aucune preuve contre lui. Si pour la deuxième fois Pedro Castillo a échappé à la destitution, son gouvernement n’en est pas moins affaibli par les attaques de la droite. Il peine à ramener la stabilité politique au Pérou. Plus de 50 ministres ont été nommés depuis le début de son mandat en juillet l’année dernière.

►À lire aussi : Pérou: le Congrès ouvre les débats sur une destitution du président Pedro Castillo

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