Science & Tech

un homme menacé de peine de mort bientôt extradé en Chine

Publié le :

La Cour suprême de la Nouvelle-Zélande a tranché : un homme accusé d’avoir assassiné une jeune prostituée, en 2009 à Shanghai, pourra être extradé vers la Chine. Une décision sans précédent en Nouvelle-Zélande, qui n’a pas signé un accord d’extradition avec la Chine. Même si d’autres pays dans le monde ont signé de tels accords, les extraditions vers la Chine restent extrêmement rares.

Après douze ans de procédures, la voie pour une extradition de Kyung Yup Kim est libre. Accusé de meurtre, l’homme d’origine coréenne vit depuis 2016 en liberté conditionnelle avec un bracelet électronique. Désormais, il risque à tout second l’expulsion vers la Chine.

En Chine, 99% des accusés sont condamnés et la torture est monnaie courante. Le pays détient aussi le file mondial des condamnations à mort. Autant d’arguments mis en avant par ses avocats, qui n’ont pourtant pas convaincu la plus haute jurisprudence néo-zélandaise.

Les juges font valoir que les autorités chinoises se sont engagées à emprisonner Kyung Yup Kim à Shanghai, où un représentant du consulat néo-zélandais pourrait lui rendre visite toutes les 48 heures, le temps que son cas soit examiné. Pékin a également promis des soins médicaux adéquats pour cet homme atteint d’une tumeur au cerveau, selon ses avocats.

Des promesses auxquelles ces derniers disent ne pas croire. Comme l’ONG Human Rights Watch, les défenseurs de Kim fustigent un verdict sans précédent et annoncent qu’ils contacteront la Fee des droits de l’homme des Nations unies avec cet objectif : éviter à tout prix l’expulsion de Kyung Yup Kim.

►Archive : Peine de mort, la Chine condamne et exécute toujours (2016)

Supply hyperlink

Leave a Reply

Your email address will not be published.